Retour des Drayes du Vercors (60km/3100m+)

1458463_667466946627270_807338248_n Les Drayes du Vercors. Voilà un trail qui me faisait de l’œil depuis mes débuts, en 2011-2012. Un trail qui a de la bouteille puisqu’il fêtait son 20eme anniversaire cette année.   3 semaines avant j’étais parti sur les lieux afin de prendre la température, de m’imprégner d’un lieu chargé d’histoire et de faire une sortie longue en mode « découverte » sur les 35 derniers kilomètres de la course Drômoise. J’en profitais également pour faire la connaissance de Philippe Dumont, organisateur du trail. Et je peux dire que tout cela m’a mis l’eau à la bouche.   Bref, après être descendu avec Timéo chez mes parents à Guilherand en Ardèche jeudi soir, il est temps de partir sur La Chapelle en Vercors le samedi matin. Le départ y est jugé à 6h pétante alors autant ne pas traîner.   C’est donc après 1h de route que nous regagnons à 5h00 du matin ce village paisible du Vercors situé à 900m d’altitude.   Je récupère mon dossard et pars pour un petit échauffement d’une dizaine de minutes. Le temps de saluer Jonathan Rouquairol avant le départ ainsi que Quentin Vignal qu’il faut déjà se placer sur la ligne de départ. La famille me souhaite bonne chance et en voyant le ciel je me dis que la journée risque d’être très bonne.   IMG_1202_redimensionner_redimensionner   Sur la ligne de départ je salue Philippe soignant les derniers préparatifs pour ce grand jour.   6h00 : Le départ est donné et le peloton traverse les ruelles de La Chapelle en Vercors pour partir à l’assaut du Vercors.   dray1   Le peloton s’étire doucement et déjà je remarque quelques très bons coureurs venus partager la fête. Se portent aux avants postes Karine Herry, Brice Bouniot, Quentin Vignal, Jonathan Rouquairol, Fabrice Largeois, Mickaël Gautier, Cédric Célarier, Charles Sroczynski et moi même.   Rapidement une petite descente se présente sous nos semelles. Le soleil n’étant pas encore totalement sorti, il faut bien regarder où nous mettons les pieds dans les sous bois. 2 ou 3 coureurs prennent quelques mètres mais derrière personne ne s’affole.   IMG_1205_redimensionner_redimensionner   IMG_1206_redimensionner   D’ailleurs au pied de la première difficulté nous les talonnons de près.   La première ascension d’un peu plus de 600m+ nous conduit vers le Pas des Bouches. Devant 3 coureurs se font la malle. Je reste sur la même allure en alternant marche rapide et trot lorsque la pente se fait plus douce. Avant le sommet je reviens sur un coureur qui ne prendra pas mon sillage. Je profite de quelques parties plates pour relancer un peu l’allure.   Après 45’ de course je suis au sommet de la 1ere difficulté et je m’élance dans une belle descente mélangeant des parties roulantes et rapides avec des parties assez techniques avec beaucoup de pierre et de roche. La température est quelque peu frisquette et je ne regrette pas du tout d’avoir enfilé mes manchettes avant le départ. Un peu avant la moitié de la descente vers Saint Agnan en Vercors je rejoins la tête de course avec Mickaël Gautier et Cédric Célarier. Pour le moment je me contente de suivre mes compagnons d’aventure.   Il est 7h10 lorsque nous arrivons à Saint Agnan en Vercors où se trouve le premier ravito. La famille est là et Timéo en profite pour galoper quelques mètres avec moi.   IMG_1208_redimensionner     p1000463   IMG_1209_redimensionner   Je laisse mes manchettes et prends un nouveau bidon. Pendant 5’ nous profitons d’un moment de répit pour discuter tout les 3 de tout et de rien.   Puis arrive la 2eme difficulté du jour avec 500m+ qui nous mènera vers La Roche du Mas. Mes 2 compères ont un rythme un peu plus rapide que moi mais je ne m’affole pas et décide de rester sur mon allure. Ils me prennent donc rapidement une trentaine de secondes mais qui rapidement se stabilise. Le soleil en se levant nous dévoile de bien jolis paysages. Je profite donc du moment tout en regardant où je pose mes pieds car ici, dans le Vercors, les pierres sont omniprésentes.   IMG_1210_redimensionner   IMG_1211_redimensionner   Nous nous engageons dans la descente qui nous conduira vers La Chapelle en Vercors pour la fin de la 1ere boucle de près de 25km/1300m+. D’ailleurs par moment j’entends la sono et aperçois La Chapelle. Avant la fin de la descente j’arrive à recoller la tête de course. Il s’ensuit une partie roulante qui nous emmène jusqu’au centre du village.   8h15 : Nous passons sur la ligne d’arrivée après avoir fait 25km/1300m+. Il nous reste maintenant 35km/1800m+. Nous nous ravitaillons avec un lance pierre et prenons la route, ou plutôt le sentier, vers la dernière partie de la course. Dès la ligne passée je décide d’augmenter légèrement l’allure et de prendre la course à mon compte histoire de voir l’état de forme des coureurs qui m’accompagnent.   Sur un sentier roulant, avant de reprendre à nouveau une petite ascension, nous ne sommes plus que 2 en tête. Cédric et moi. Mickaël se trouvant à une trentaine de secondes derrière. Je sens alors que quelque chose ne tourne pas normalement. Un grain de sable dans la mécanique. Ce n’est pas la forme d’il y a quelques jours mais qu’importe, je suis déjà bien, le soleil est là et le Vercors est splendide.   14062014-gc-sans-titre-2014-juin-14-11870-1-jpg   14062014-gc-sans-titre-2014-juin-14-12316   La montée suivante nous mène vers le Belvédère de Revoulat. Je mène toujours la dance devant Cédric qui attend sagement derrière.   IMG_1214_redimensionner   Un peu avant 9h nous arrivons au Belvédère où nous attendent des bénévoles. La vue de la haut est juste magnifique. Mais nous devons plonger vers les Baraques en Vercors. Une belle descente encore une fois technique nous permet de nous faire plaisir. Mais par 2 fois je manque de partir à la correctionnelle.   cg-sans-titre-20140615-0002   14062014-gc-sans-titre-2014-juin-14-13033   9h15 : Nous arrivons aux Baraques après 1650m+ et presque 30km de course. Nous venons de marquer la mi-course. Nous passons un petit pont en bois et arrivons au ravito où nous attendent nos proches et les bénévoles. N’ayant pas reconnu Cédric depuis le début de la course c’est mon père qui me signalera qu’il s’agit de Cédric Célarier. Nous nous sommes croisés il y a quelques années maintenant sur des courses cyclistes et sur les routes stéphanoises. Ancien coureur cycliste professionnel il s’est mis à la course à pied il y a environ 2 ans également. Du coup en sortant du ravito nous parlons un peu vélo.

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IMG_1218_redimensionner   Nous galopons maintenant en direction du Pas de l’Allier. Une montée de 500m+ assez roulante malgré tout. Mais rapidement je sens un petit coup de moins bien. Les jambes chauffent un peu et je décide de le laissé partir à contre cœur afin de ne pas exploser plus loin. Il en profitera alors pour faire le trou. Je ne m’affole pas et m’alimente correctement. IMG_1220_redimensionner   IMG_1222_redimensionner   Arrivé au Pas de l’Allier après 4h de course et avec 2150m+ dans la musette on m’annonce avec un retard d’environ 1’-1’30. Qu’importe, maintenant je rentre dans « ma » course.   La descente du Pas de l’Allier est magnifique. Nous longeons la falaise et courons sur une sorte de dalle rocheuse. Les appuis sont donc primordiaux. Nous traverserons à plusieurs reprises des pierriers qui finiront de meurtrir les jambes de certains. Bref de quoi se faire plaisir. Mais sur cette partie je préfère rester prudent. J’aurais pu lâcher les chevaux et peut être revenir avant la fin de la descente, mais la remonté vers le Pas des Voutes pousse à la retenue. DSC_0366_redimensionner   Nous y sommes d’ailleurs dans cette ascension. 400m+ se dressent devant nous sur une distance courte. Les lignes droites laissent vite place aux lacets. La montée se fait sur un petit single caillouteux au début puis nous trouvons une sorte d’escalier taillé dans la roche.   Après 4h40 de course j’arrive au sommet où nous attendent 2 bénévoles avec un point d’eau. J’en profite pour faire le plein de mon bidon avec de partir pour rejoindre les Pacons où m’attendent Timéo et mes parents pour mon prochain ravito. Mais d’abord il faut repasser par le Pas de l’Allier où l’on croise les coureurs qui eux ne sont pas encore descendus le long de la falaise. Un bénévole m’annonce un retard de 1’30. Je me dis alors que tout est possible si Cédric n’a pas augmenté l’écart.   Le parcours jusqu’aux Pacons est une succession de petites descentes, montées, virages. Donc tout en relance. La température est montée mais elle est plus que supportable.   11h00 : Au détour d’un virage dans une descente rapide je tombe nez à nez avec ma mère et Timéo accompagnés de quelques gamins. J’en déduis que le ravito est juste en dessous. Je récupère mon bidon et quelques victuailles auprès de mon père et je lui donne mon ressenti. Il y a quelque chose qui cloche. On m’annonce toujours avec un retard d’environ 1’30. IMG_1228_redimensionner   IMG_1229_redimensionner   Je quitte la famille pour m’élancer dans une petite côte raide qui m’oblige à marcher et je ressens un gros point à l’intérieur des genoux. 2 bonnes crampes. Je continue à marcher et 2 solutions me trottent en tête. Soit je continue pour perdre le moins de temps possible au risque d’avoir de belles contractures en fin de course, soit je m’arrête afin de m’étirer. J’opte pour la 2 eme solution. Je prends donc 1 ou 2’ afin de me décontracter.   Je repars donc en suivant la direction des nombreuses rubalises nous ouvrant le chemin à travers la forêt. Avant de descendre sur Bobache. IMG_1230_redimensionner   11h30 : Bobache justement. Après une descente au milieu des cailloux j’arrive au croisement d’une petite route où nous attendent quelques bénévoles et Renaud Rouannet qui a prêté main forte à l’équipe organisatrice.   IMG_1231_redimensionner   Après 1 petit kilomètre roulant en sous bois je retrouve la dernière ascension de 400m+ environ. La première partie se fait sur un chemin forestier mais avec des parties avec de forts pourcentages. Je pousse sur les jambes avec les mains et essaye de relancer dès que le terrain me le permet.   J’observe de temps en temps mon cardio afin de voir le dénivelé augmenté. Passé les 3000m+ je me dis que la course et bientôt terminé. Au détour d’un dernier petit coup de cul j’aperçois les toits des habitations situées à La Chapelle en contre bas.   Je me trouve donc dans les tous derniers kilomètres. Je profite donc d’une dernière petite descente pour voir si personne ne revient de l’arrière n’ayant aucun écart sur mes poursuivants. Ne voyant personne, je profite de ces derniers moments. J’arrive sur la route et c’est donc une grande ligne droite d’environ 1km qui se présente devant moi. Un des bénévoles est venu en vélo pour m’accompagner et nous discutons rapidement du parcours jusqu’à l’arrivée.   Je suis au centre du village, Timéo est venu me rejoindre et nous parcourons les derniers hectomètres ensemble, main dans la main. IMG_1233_redimensionner   12h09’16’’ : Je passe la ligne d’arrivée en tapant dans les mains de Philippe Dumont qui me félicite tout en le remerciant de nous avoir offert un si beau parcours. IMG_1234_redimensionner   6h09’16’’ pour parcourir les 60km/3100m+ en prenant la 2eme place derrière Cédric Célarier et devant Jonathan Rouquairol qui en terminera en 6h19’46’’.   Je retrouve ensuite la famille et profite de la fontaine des Ours pour y tremper les jambes. Nous refaisons la course avec les collègues et la famille mais également Dawa Sherpa venu en spectateur avant la remise des prix. D’autres sportifs seront venus également nous encourager avec Guillaume Béatrix et Simon Fourcade. IMG_1235_redimensionner   IMG_1242_redimensionner   14062014-gc-sans-titre-2014-juin-14-13605   Encore une superbe course bien mené malgré des jambes qui n’étaient pas au top du top. Mais on ne peu pas toujours être à 300%. IMG_1265_redimensionner   Mais ce que je garderai de ce trail c’est avant tout un parcours digne des plus grands. Des terrains très variés où il faut souvent relancer mais avec certaines parties très techniques dans ce Vercors si sauvage. Des ascensions où parfois il faut poser les mains au sol pour faciliter notre progression et d’autres où il faut se forcer à trottiner pour rester dans l’allure. Egalement une équipe de passionné qui se retrouve pour organiser une grande fête. Et surtout un balisage tout simplement parfait, digne des plus grands rendez vous trailistique auxquels j’ai pu prendre part. A la hauteur d’événement comme les courses du Festival des Templiers.   La Chapelle en Vercors étant un lieu chargé d’histoire, j’ai tenu avant de partir à faire un petit « pèlerinage » à Timéo auprès du mur des fusillés et lui expliquer ce qui s’était passé dans les murs de se charmant village. Le 25 juillet 1944, le village est investi par l’arrivée allemande. Les soldats rassemblent la population et prennent seize jeunes gens en otage. Le soir même, alors que le village est incendié, ces garcons sont exécutés dans la cour de la ferme Albert. DSC_0420_redimensionner   DSC_0422_redimensionner   Donc un grand merci à toute l’équipe organisatrice, aux bénévoles et à Philippe Dumont. Egalement merci à la famille pour le suivi.   Maintenant place à la coupure pour attendre la venue de la petite sœur de Timéo prévue pour le mois d’août et ensuite je prendrai une longue route qui devrait me menée jusqu’à la SaintéLyon en décembre. Une course qui ne me correspond pas mais qui me permettra de travailler mes points faibles et de me frotter à l’Elite de la discipline. Ce sera pour moi un vrai challenge. PS: Pour retrouver les photos des YAPASPHOTOS

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20 réactions sur “Retour des Drayes du Vercors (60km/3100m+)

  1. Félicitation Alex, tu as bien géré ta course et te voilà une fois de plus sur le podium, chapeau !
    Bonne coupure, prends soin de toi et des tiens 😉
    A+

  2. Magnifique récit, belle course, quelle forme en ce moment !!! Vercors magnifique pour rando, trail, vélo….

    et belle fin de récit en n’oubliant pas de transmettre au génération future notre histoire !! BRAVO et bon été 😉

    (les batons étaient superflus pour cette course ??)

    • Merci à toi.
      Le top aurait été de pouvoir se faire passer les bâtons au pied de certaines bosses et de les laisser sur le haut.
      Mais ici le réglement ne le permet pas. Du coup j’ai préféré ne pas les prendre.
      Mais certains les avaient.
      Il est important de transmettre notre histoire. Car apparemment à l’école ils n’en parlent plus beaucoup…

  3. bonsoir,
    bravo pour le récit trés interressant d’ avoir le ressenti d’ un « trailler » pour ma par j’ ai eu grande joie à vous photographier tout au long du parcour des 60 km ( d’ ailleurs je reconnais qlq photos) merci à vous ! un lien pour voir ou revoir des photo prise par les yapaphotos ! http://www.yapasphotos.fr/
    amicalement dominique !

  4. salut alex et encore bravo pour cette course rondement menée !!
    te lire est toujours un plaisir ….
    le bonjour a ta petite famille

    • C’est avec un peu e retard que je te répond.
      Tout d’abord je te remercie. Effectivement j’ai passé un super moment sur les sentiers du Vercors. Une superbe course.
      Vous êtes retournés dans les Pyrénées cette année?
      Passe le bonjour à ta petite famille et A+.

  5. Magnifique course, bravo ! Et ton temps est tout simplement énorme. On a l’impression que tu t’es lancé sur un 60 km comme sur un 20 (tu es d’ailleurs parti aussi léger).
    Je pense que tu devrais performer et te régaler sur la SaintéLyon grâce à ta vitesse de course.
    Bonnes vacances d’été bien méritées !

    • Merci Fred. Pour ce 60 bornes j’étais parti avec le matos obligatoire en le minimisant au maximum.
      Je déteste partir « en camping ».
      Pour la SaintéLyon je ne pense pas que ce soit une course pour moi. Je ne suis pas assez rapide sur de longues parties plates. Mais cela me permettra de travailler mes points faibles. Un sacré challenge accompagné d’un sacré niveau comme chaque année.
      Mais il y aura une grosse prépa qui je l’espère me permettra de me faire plaisir et de performé sur cette classique nocturne.

      • Tu as bien raison de partir léger. C’est ce que je fais également quand je peux et que le règlement le permet. C’est quand même plus agréable que se taper le matos obligatoire de l’UTMB (mais nécessaire pour le coup…)
        Concernant la SaintéLyon, j’ai aucun doute sur ta prépa qui sera, j’en suis certain, au top. De ce que je connais d’après de ce que je lis de toi tu sais te donner les moyens quand il faut.
        Pour l’heure, place au repos et à l’agrandissement de la famille 😉

    • Merci l’ami!
      Depuis l’automne dernier et grâce à un entrainement que j’ai revu, j’ai pas mal progressé. Avant j’oubliais d’inclure de la VMA et du travail de seuil…
      Pour les Slab ce sont les Ultra 3. J’en suis ravi. A un détail près. Je les ai renvoyé. Les semelles au talon se décollaient. Après 140km. Sinon aucunes traces d’usure.
      Bon 80 bornes du Mt Blanc.
      😉

  6. Félicitation pour cette belle saison que tu accomplis.
    Bonne continuation, en espérant pouvoir te rencontrer sur une course de la région.
    Gael, guilherandais-grangeois.

      • Salut!!!
        Oups, un peu en retard pour te répondre.
        Pour l’été je passe en mode triathlon, j’ai déjà fait le 36km de l’ardéchois (bien passé) et la marathon race (moins bien passé). Peut-être le 35km de Crussol en septembre mais rien de prévu pour la suite.
        Et oui pourquoi pas une sortie sur les pentes ardéchoises!!

        Je sais pas si tu en as entendu parler, mais il existe maintenant la vertical de crussol:
        http://www.kiwisport07.com/nos-evenements.html
        Viens te tester quand tu reviens au pays.

        +++

  7. Pingback: C’est l’heure du bilan! | naturellement-trail.com

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