Trail des Lucioles: la reprise

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Après pas mal de temps sans dossard il était temps de remettre les épingles.

Sur la ligne de départ du Trail des Lucioles à Riotord (Haute-Loire) je n’en mène pas large. Ma condition physique actuelle n’est pas au top, les kilos sont toujours présents et la raclette party, l’apéro et le couché à presque 2h du mat’ y sont certainement pour quelque chose. Anniversaire de ma femme oblige la veille… De plus ces derniers temps j’ai de gros coups de mou. Grosse envie de ne rien foutre, aucune motivation, toujours la gueule dans le cul (en même temps je ne dors pas bien…).

Quelques bons coureurs ont faits le déplacement. Au programme 30 bornes et 1100m+.

Le départ sera donné à 16h. Du coup la frontale fait partie du matos obligatoire.

Après un rapide échauffement je me dirige vers la ligne de départ.

 

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16h00 : Je m’élance pour la première course de ma saison 2016. Même si l’objectif du jour et de faire un bon entraînement, j’essaye de me placer à l’avant. Je ne connais pas le parcours et ne voudrais pas me retrouver dans un embouteillage dès le départ.

 

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L’allure est vive sur cette première ligne droite. Nous coupons à travers champs. Je suis alors 6ème avant le pied de la première bosse.

 

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La première bosse justement. Je décide de ne pas m’occuper des autres et laisse donc partir jugeant l’allure trop rapide pour moi actuellement. Je n’ai pas encore fait de dénivelé et je préfère jouer la prudence. Et de toute façon les jambes et le cœur ont du mal.

Je me retrouve rapidement 12ème. Et là je maudis les kilos en trop et le manque d’entraînement…

Je reprends 1, puis 2 coureurs sur des parties un peu plus roulantes. Nous traversons rapidement le petit village de Sarcenas.

Je suis seul avec 2 coureurs profitants de l’aspiration, collés à mes basques. Il faut dire qu’ils auraient tords de ne pas en profiter avec les rafales que je me prends dans le museau. Des rafales à vous laisser plantés sur place.

Après une rapide petite descente le chemin s’élève à nouveau. A l’avant j’aperçois un coureur seul en tête puis un petit groupe de 4-5 coureurs. Les cuissots sifflent et j’ai l’impression d’être bridé.

 

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La prochaine fois je refuserai l’appel de la bière ! Peut-être…

Dans cette nouvelle ascension je reprends un coureur qui vient de casser l’élastique qui le raccordé au groupe se trouvant devant moi. Je le voyais commencé à marcher là où la pente était la plus forte. Là où je m’étais dit <<tu fais toute la course en courant, t’es pas un randonneur bordel ! Non, t’es pas un randonneur !>>. On essaye de se persuader avec peu de chose des fois…

Pour le moment les côtes sont parfois raides mais pas très longues. Environ 100m+.

Dans la descente qui suit j’essaye de me laisser aller en me faisant plaisir et travailler ce point qui m’a fait défaut pas mal de fois l’an passé à cause de mon entorse. Du coup je me retrouve seul avec toujours le groupe devant moi en point de mire.

Dans la monté suivante d’environ 200m+ je garde mon allure. Après un peu moins de 10km et 520m+ et en un peu plus de 45’ j’arrive au premier ravito. Je prends le temps de m’arrêter et de faire le plein de mon bidon histoire de pouvoir faire le restant de la course avec.

Je repars alors à nouveau avec un coureur sur le porte bagage. En repartant une rafale manque de me mettre à terre. Je me prends le vent en pleine poire et je peine à courir à 10km/h dans un faux plat descendant.

A ce moment de la course je dois être 6 ou 7ème.

Après une petite descente se présente devant moi le gros du morceau du parcours. Une bosse de 320m+ qui me mène à 1300m d’altitude. Le vent et la pluie battent mon visage mais pas un morceau de neige à se mettre sous la semelle.

Je prends une nouvelle fois mon petit train en trottinant. Le manque de travail en côte se fait ressentir.

Une fois en haut il faut donc redescendre. Je commence à me lâcher dans cette descente rapide. Par moments il ne faut pas hésiter à mettre les pieds dans l’eau. La pluie formant de petit cours d’eau je n’ai de toute manière pas le choix si je veux descendre à vive allure.

Et bizarrement c’est à ce moment-là que j’ai l’impression d’avoir un déblocage. Le cœur arrive à remonter dans les tours.

Après une rapide traversée de Lhermet, la dernière ascension se présente devant moi. Et certains spectateurs m’annoncent 1er et d’autres 2ème. Je n’y comprends rien. Au bout d’un moment, et après avoir repensé au balisage du parcours, je me dis que les coureurs qui étaient devant moi se sont engouffrés dans une mauvaise brèche. Je n’ai eu aucune hésitation dans les directions à prendre et malgré les rafales à plus de 90km/h la rubalise était bien présente.

Alors je me dis que pour une fois ce n’est pas moi qui subis un fait de course, il n’y a qu’à finaliser l’affaire.

Le sommet de cette dernière ascension est à 3km de l’arrivée mais je veux tout de même garder les idées claires pour la fin de parcours et notamment la descente par laquelle nous allons glisser jusqu’à l’arrivée. Histoire d’éviter une chute pour pas grand-chose.

 

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J’aperçois le village de Riotord et ne voyant personne derrière moi je réduis l’allure sur le dernier plat avant l’arrivée.

Après un peu moins de 2h15 je franchis la ligne d’arrivée. Après 28,8km et 1180m+ à ma Polar V800.

Sitôt arrivé on m’annonce 2ème puis finalement que le 1er s’est trompé dans le parcours. Je n’y comprends rien.

Je file au PC course pour avoir plus de nouvelles et signalé que le groupe qui était devant moi a disparu de mes écrans de contrôle je ne sais où.

Bref, je file à la douche.

En revenant je discute avec  Joris Kiredjian et Fabrice Couchoud ainsi que d’autres coureurs histoire de remettre les points sur le « i ».

En discutant avec eux je vois vite que c’est moi qui n’étais pas sur le bon parcours. Oups !

Du coup passage par la case PC course une fois de plus pour leur annoncé que je ne suis pas 1er, ni 2ème. De toute façon n’ayant pas doublé le groupe de tête c’était soit eux, soit moi. Pas de bol. Banqueroute ! Du coup pas de classement.

Tant pis. Je suis tout de même satisfait de ma course de reprise au vue de ma condition physique actuelle. N’ayant pas fait de sortie course à pied de plus de 2h depuis longtemps et sans dénivelé depuis fin octobre, ça me va.

Maintenant je sais ce qu’il me reste à faire. On va donc ressortir le bleu de chauffe et se remettre au travail. Le dénivelé va revoir la lumière du jour.

Il faudra bien ça pour la suite de la saison.

Mais avant il me faudra corriger un petit souci sur la machine. J’ai appris la semaine dernière, lors de ma visite j’ai un spécialiste, que mes reins me jouaient des tours. Surtout mes glandes surrénales. Mauvaise production de cortisone et d’adrénaline ainsi que mauvaise filtration de l’acidité corporelle.

D’où mes coups de mou, mes insomnies, les tendinites. Le problème est là depuis toujours d’après lui.

La génétique… Mon père a le même souci. Et lorsque mon fils avait 2 ans on lui a diagnostiqué un rein atrophié.

Lorsque mes glandes surrénales referont leur job correctement il n’y aura aucun souci d’après le toubib. Mais en faisant attention à certains aliments.

 

phy_surr

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