La Foulée des Remparts: retour aux affaires

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Samedi 15 ocotbre marquait mon retour aux affaires depuis la CCC.

Devenu un peu trop « diesel » à mon goût il me fallait travaillé pour remédier au problème.

 

Du coup me voilà parti pour quelques séances de vitesse, chose pour laquelle j’ai toujours du mal à trouver la motivation…

 

Mon calendrier de fin de saison n’est pas vraiment établi mais j’ai cherché tout de même quelques courses afin de travailler dans cet axe. Normalement cela devrait me servir pour 2017. Et oui, j’ai déjà quelques idées en tête pour l’an prochain. Et l’hiver n’est elle pas la meilleur saison pour travailler ses points faibles ?

 

Bref, vendredi soir nous regagnons l’Ardèche en famille et passerons le week-end chez mes parents.

 

Samedi à midi, petit repas léger et nous nous transportons sur Chabeuil, dans la Drôme. Au pied du Vercors.

Je récupère mon dossard et nous filons à la Baume Cornillane où sera jugé le départ de la Foulée des Remparts. Un trail de 20km annoncé comme roulant à priori et 500m de dénivelé positif. Je ne connais pas du tout les sentiers du coin et ce sera donc une totale découverte pour moi à l’inverse de certains habitués de la région.

 

Nous arrivons sur place vers 14h. Le temps de se changer et de faire un léger échauffement.

A 14h20 nous montons en direction du départ, au centre de la Pangée.

 

Dans la zone de départ je croise quelques visages qui ne me sont pas inconnus. J’aperçois de loin Nicolas Barrier, un ancien collègue de vélo. Est présente une petite délégation de coureurs du Team Endurance Shop mais également Estel Courtial du Team New Balance que j’avais rapidement rencontré sur la Ronde de Crussol l’an dernier avant une grosse chute.

 

14h29 : Nous finissons de recevoir le long briefing d’avant course avant que…

 

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14h30 : Le départ est donné sans que personne ne s’y attende. Si bien que même le quad qui devait ouvrir la route ne puisse le faire, étant enfermé dans le flot de coureur.

Du coup ayant été surpris il me faut remonter sur l’avant avant de me retrouvé enfermé.

 

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Devant un coureur nous a prit une dizaine de secondes sur ce début de course très sinueux. Nous sommes sur de petits singles et doubler n’est pas chose facile.

 

Rapidement le chemin nous fait perdre un peu d’altitude. Une petite descente avec quelques racines et cailloux, le tout en sous bois. Les pluies des derniers jours ont laissées quelques traces. Si bien que mes Adizero Boston Boost trouvent parfois leurs limites. Mais pour le moment elles se comportent plutôt bien.

 

Après 100m- nous traversons un petit ruisseau avant de retrouver un petit coup de cul au niveau du Pas du Pont.

Devant on trouve toujours un coureur avec maintenant une trentaine de secondes. Je me décide à relancer un peu le groupe sans me préoccuper de qui est derrière moi.

Dans la descente suivante je garde la même intensité.

Sur mes talons je sens une présence.

 

Nous arrivons
au pied de l’ascension majeure de la course. Devant on retrouve toujours le même coureur avec une avance d’une trentaine de secondes.

Le coureur qui me suivait me dépasse est impose un rythme que je ne préfère pas suivre. Je reste calé sur le miens et ne m’affole pas. Puis je reviens petit à petit sur l’autre coureur qui depuis le début de course était en position de leader. En le dépassant je comprends en l’entendant respirer qu’il ne pourra m’être d’aucune utilité dans la poursuite de l’homme de tête.

 

Je fais mon chemin sur un bon rythme tout en restant régulier. J’entends au loin quelques applaudissements et constate donc que la fin de cette bosse est toute proche.

 

15h05 : Je passe le sommet après avoir avalé les 355m+ depuis le bas. Nous sommes à 646m d’altitude. Depuis le départ nous avons fait 6km/425m+ en 34’.

 

Après avoir pris un verre d’eau au ravitaillement je m’élance dans la descente.

Une descente qui se présente devant moi, très caillouteuse. Alors je reste tout de même prudent afin de ne pas me faire une cheville. Mais je ne m’endors pas pour autant. Lorsque la vue se dégage devant moi j’essaye de constater l’écart avec le 1er. Mais je n’aperçois rien.

 

Après quelque
s minutes c’est une longue partie en single tortueux où il faut se protéger les yeux pour éviter que les branchages ne vous accrochent ces derniers. Une partie presque un peu sauvage. Si bien que par moment je me demande si je suis bien sur le bon parcours. Je ne vois plus de balisage ni de tracé. Je ralentis pour écouter si j’entends des semelles au loin mais rien. Je décide de continuer en me disant que de toute manière j’étais venu pour faire un bon entraînement. Donc au pire je trouverai bien une route pour rentrer en gardant la même allure

.

 

Puis je retrouve un peu de balisage. Du coup je retrouve un peu de baume au cœur.

Après avoir laissé les crêtes de la Raye je me lance dans une petite descente avec quelques racines et quelques plaques de boue. Dans ce secteur je me retrouve le cul par terre sur une belle chute lors d’une glissade sur des racines humides. Les Boston Boost ont trouvées leurs limites ici. Je me retrouve donc sur mon postérieur après avoir bien tapé sur le fessier gauche et la paume de la main droite.

Je finis ma descente avec une petite douleur à la main et au fessier mais rien de grave à priori.

 

Arrivé sur le secteur de Malimberte la descente se termine. Et après avoir viré sur la droite me voilà à nouveau dans un petit coup de cul. Ce secteur est très sympathique. Nous remontons un petit canyon avec les pieds dans l’eau. Par contre il me faudra de temps en temps ralentir l’allure pour rechercher le balisage. En connaissant le parcours dans ce secteur il est impossible de se perdre mais ce n’est pas mon cas.

Après avoir fait connaissance avec ce canyon c’est au tour de la Tour de Barcelonne de me voir passer.

 

De là nous plongeons sur Barcelonne. Après avoir passé quelques rochers à l’aide des mains je retrouve un petit single à nouveau.

 

Après un peu moins de 1h de course me voici aux Guyons. 10km et 530m+ au compteur. Je croise la famille au bord du chemin. Il ne nous reste maintenant qu’environ la moitié en termes de km, mais sur un tout autre style de parcours. Fini les singles, la caillasse, les parties glissantes. Le parcours sera, maintenant plus roulant.

 

Nous quittons donc les chemins escarpés pour retrouver les chemins à travers champs. Nous coupons quelques parties goudronnées mais sans jamais y rester.

 

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Vers le 14ème km un nouveau petit coup de cul se présente. De là j’apperçois le coureur de tête. Mais l’écart est tout de même imposant. Derrière j’aperçois 2 autres coureurs. Notamment Estel. Les chasseurs sont là et j’espère juste ne pas me faire tirer comme un lapin.

 

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Après avoir avalé cette petite bosse, nous contournons Chabeuil par sa droite.

Et après une énième bosse où la relance au sommet est primordiale, je passe devant un panneau annonçant l’arrivée à 2km.

 

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Le faux plat descendant est vite avalé et j’arrive donc à proximité du stade où sera jugée l’arrivée. Quelques spectateurs commencent à montrer le bout de leur nez.

Malgré les kilomètres accumulés à cette vitesse, les jambes tournent encore très bien. Par contre le cœur est au taquet. Ca change des sorties de plus de 5h en montagne…

 

J’arrive au stade et vois enfin la ligne d’arrivée. La dernière ligne droite se fait plus calmement car personne ne revient de l’arrière. Alors je laisse couler.

 

Après 1h31’24’’ je passe donc la ligne d’arrivée en prenant une 2ème place sur ce parcours de 19,9km et 665m+ exactement.

 

Et après avoir reçu une poignée de main du vainqueur c’est à mon tour de retrouver le 3ème et le 4ème.

 

La suite se fera en famille avant de monter sur le podium.

 

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Le but de cette course était de retrouver la compétition après la CCC. Un break depuis fin août qui fait malgré tout du bien.

J’étais venu faire un bon entraînement afin de travailler au seuil et de bosser la vitesse et c’est chose faite. Les jambes se sont bien comportées et le cœur n’avait pas de mal à monter dans les tours.

 

Je pensais trouver un parcours beaucoup plus rapide que ca. La première moitié est plus typé trail avec pas mal de single et de beaux paysages. La seconde  moitié elle, est plus typé course nature où il est impératif de savoir courir vite et de pouvoir relancer lorsque la vitesse redescent.

Malgré un format de course qui ne me correspond pas trop j’ai pu tout de même y prendre du plaisir et travaillé ce pour quoi j’étais venu.

Mais il reste encore du boulot afin de préparer au mieux la suite des réjouissances.

 

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